Publié par : Helena | 5 juillet 2009

Le jour de manger…

La pizza, c’est le vendredi soir

La feijoada, c’est le mercredi et le samedi midi

Le gros petit-déj’ à la boulangerie du quartier, c’est entre le matin et le midi dimanche

À São Paulo il y a ces jours où on mange quelque chose de particulier. Comme de bons “expatriés”, on essaie de participer aux rituels de notre nouvelle demeure. La pizza de vendredi soir a été notre dernière acquisition. Il paraît qu’un vrai paulistano ne rate pas sa pizza le vendredi soir. On n’a suivi qu’une fois cette programation, mais ça a été une bonne occasion pour évaluer la qualité du produit. Vraiment, j’ose dire que la pizza paulistana n’est pas derrière ses copines européennes, les vraies italiennes (ne me crucifiez pas!).

La feijoada aux samedis vient toujours accompagnée de samba, soit pour danser, soit pour écouter, le choix va conformément l’esprit du jour. A ne pas manquer, on a passé de bons moments dans des feijoadas-samba.

Cependant, les incontournables ce sont les gros-petits-déjeuners de dimanche. Les boulangeries de São Paulo sont quelque chose de très nouveau pour monsieur et même pour moi. Il y a tout ce qu’il faut et l’on y peut manger à n’importe quelle heure de la journée et de la soirée. Il en a une à chaque coin de rue et les dimanches, vers la fin de la matinée, elles sont toutes bondées, il faut galérer pour trouver une table vide ou une chaise sur le comptoir. Nous ne déjeunons presque plus à midi: la faute au pain grillé avec le requeijão (fromage à la crème), le capuccino, le jus d’orange avec acérola et carotte et toutes les friandises qu’on y trouve.

Petit-déj'

Petit-déj

Jus et capuccino

Jus et capuccino

Publié par : Helena | 28 juin 2009

Nos enfants

Nos bébés sont en train d’agrandir et de changer avec l’arrivée de l’hiver. Je suis contente que pour la première fois dans ma vie je réussis à les faire vivre longtemps.

jardin

Jardin

Jardin

Jardin

Jardin

Jardin

Jardin

Publié par : Helena | 28 juin 2009

Rome

Affiche

Affiche

Dans les cours de Latin, notre professeur utilisait une méthode basé sur l’aprentissage progressive autour du quotidien d’une famille romaine. A chaque chapitre, nous apprenions les temps verbaux plus compliqués, de nouvelles expressions et un nouveau vocabulaire, tout en comprenant la vie au jour le jour en Rome. Voir la série Rome a été pour moi comme un retour aux cours, mais avec l’accent sur les aspects historiques et sur ces faits de la vie courante des romains. La série montre les coutumes des patriciens (citoyen romain, qui appartient à l’aristocratie), des plébéiens, des esclaves, des sénateurs.

Je n’ai assisté que à la première saison, quand Rome, la ville la plus riche et la plus importante au monde 400 ans après la fondation de la Repúblique, vit des disputes entre Pompée et César. On va de la chute de la République avec l’ascension de César jusqu’à son assassinat. Pendant se déroule la guerre entre eux (entre ceux qui voulent la République et les partisans de César, qui envisage dans ses mains un pouvoir totalitaire), on assiste à de scènes de violence, de sexe, de problèmes ménagers, de prière aux dieux, de vie sociale. Un des détails qui m’a plus fait réflechir a été la question de la réligion et des libertés individuelles. Certes, la liberté n’était accordé qu’aux citoyens, mais ils avaient une presque totale absence de moral réligieuse. Cela m’a fait penser en comment l’humanité a dû reculer dans certains aspects depuis le christianisme et la main de fer de l’église cathólique. En termes de sexualité, par exemple, tout qui était consideré naturel, divin, est devenu péché.

Titus et Vorenus

Titus et Vorenus

D’autres caractères de la série m’ont rappelé les histoires de la famille romaine de mon méthode de latin: la relation homme-femme dans le mariage, les rapports avec les esclaves, la Voie Appienne, les professions des plébéiens. Les décors, le scénario, les acteurs, tout est grand en Rome, ça n’étonne pas qu’elle ait été une des productions les plus coûteuses de la télé: US$ 100 millions par saison. Malgré des infidélités historiques, je trouve qu’il s’agit d’un des rares bons produits de la télé. En connaissant la vie quotidienne des romains, on comprend beaucoup de choses de nos jours. J’ai hâte de me mettre à la deuxième saison, même qu’il m’ont déjà dit que je ne trouverai pas mes deux personnages préférés: Titus Pullo et Lucius Vorenus, légionnaires de la 13ème.

Voici l’ouverture de la série que je trouve extrêmement bien faite.

Publié par : Helena | 25 juin 2009

Le va et vient de la bureaucratie


Pendant cinq mois, nous aussi avons cherché le Laissez-Passer A38, comme Astérix et Obélix. Après des aller-retours, des montées et des descentes, des efforts pour convaincre les gens à faire leur travail, des explications qui n’étaient pas écoutés, des essais pour trouver le “guiché 1, couloir de gauche, dernière porte à droite”, d’avoir consulté le plan au 6ème étage, des fonctionnaires qui disent “qu’il n’as pas raison de s’énerver”, d’avoir cherché le formulaire bleu, rose, vert, jaune, d’être devenus fous, tout comme Astérix et Obélix, nous avons pu, enfin, recevoir nos malles chez nous. Avec notre laissez-passer A38, nous avons enlevé 150 kg de poids de nos dos.

Publié par : Helena | 22 juin 2009

And so this is Christmas…

Les plus belles chansons

Les plus belles chansons

Il y a un air de Noël chez nous dernièrement…Monsieur a parlé récemment à propos du sujet en essayant de me convaincre que ce n’est pas très rigolo la fête de Noël aux tropiques. “Imagine Le Père Noël habillé en short, sur la plage, avec sa caipirinha à la main”. En plus, c’est la chaleur, c’est l’été, comment fait-on pour manger les plâts lourds qui l’on fait à l’époque pour se rechauffer? Ensuite, après avoir écouté White Christmas dans la voix de Bing Crosby, la maison est devenue la maison de Père Noël avec Les Plus Belles Chansons de Noel et la voix de Tino Rossi. Pour en finir, on choisit une série pour assister au hasard et, par notre surprise, l’épisode avait lieu pendant les fêtes de fin d’année. “Noël devrait être célébré le 21 juin, quand l’hiver commence. C’est le soir le plus long de l’année”, a dit Monsieur. Hum, j’ai compris pourquoi l’ambiance Noël chez nous… Alors, Joyeux Noël, version brésilienne, à tous!

Publié par : Helena | 18 juin 2009

Les occupés

Horloge de la Cathédrale de Strasbourg

Horloge de la Cathédrale de Strasbourg

Le coucou fait son travail. Tic, tac, tic, tac. Le temps s’écoule et le temps s’en va. Chacun occupe son temps pour ne plus avoir du temps. Nous sommes la génération des occupés. Je suis prise, tu es pris, il/elle est pris/prise, nous sommes pris, vous êtes pris, ils sont pris. C’est la conjugaison du moment. Du temps libre? Une perte de temps. Tic, tac, tic, tac. Il faut trouver du temps à remplir, parce qu’on n’a plus de temps. Toutes le choses faites s’en vont avec le temps. On achète et on vendre le temps. Où est-ce que je trouve mon temps? Nul n’a le temps d’avoir du temps.

Publié par : Helena | 17 juin 2009

Babylone

Le bus était bondé. Un jeune, acroché à la porte, parlait avec la fille devant lui:

- Et c’est lui, c’est Dieu qui m’a dit de quitter ce boulot là. J’ai souffert des préjugés à cause de la réligion pendant trois ans. Un jour, Dieu m’a parlé: “Quittez ce travail”. J’ai écouté sa voix et suis parti. Ensuite,  je suis resté au chômage pendant six mois. Je me demandais, alors, quels étaient mes péchés, parce que je ne trouvait pas du boulot. Quelles étaient mes fautes, je demandais à Dieu. Et alors Dieu m’a ouvert les portes. C’est Dieu qui m’a donné ce nouveau travail.

- Moi, aussi, c’est le prophète qui m’a donné ce travail. Il m’a parlé un jour….

Derrière, un jeune blond costaud, avec un très fort accent anglais, essayait de descendre du bus en même temps qu’il parlait au portable:

- Cóm quém você quer falarrr? Fabiano não é aqui.

Publié par : Helena | 13 juin 2009

Discussion de métro

Trois dames, agées d’une septantaine*, causaient dans le métro. Toutes les trois bien habillées, avec du parfum, des bijoux et du rouge à lèvres.

- Oui, il est amoureux de moi, il veut sortir avec moi – dit celle du milieu.
- Et alors, porquoi ne sors-tu avec lui? – interroge la femme d’origine japonaise.
- Bah, ouais, c’est un mec bien?
- Oui, oui, bien sûr, c’est un mec bien. Mais je ne peux pas sortir avec lui, il est plus agé que moi.

* Comme dans le français de France il n’y a pas “soixante-dizaine”, j’ai été obligée d’en prendre la version belge ou suisse.

Je ne peux pas m’empêcher d’écouter les conversations des autres quand je suis toute seule. Qu’est-ce que c’est bien…

Publié par : Helena | 12 juin 2009

Es-tu Bretonne?

Drapeau de la Bretagne

Drapeau de la Bretagne

Es-tu bretonne? Le monsieur qui habite avec moi est venu avec cette question, un sourire aux lèvres, pendant que j’écoutais mes CDs “Breizh, les plus belles chansons de Bretagne” et “Again“, de Alain Stivell. Je réponds: si j’étais française, je serais bretonne, sans doute! Ce n’est seulement parce que j’y suis habité lors de ma première fois en France, mais c’est parce que je m’identifie avec de nombreux aspects de la culture bretonne, j’admire son paysage, je partage quelques de ses valeurs, j’y me sens chez moi. En plus de ça, c’est leur façon de vivre, de voir des choses. Ils sont des aventuriers, ils aiment leur culture, ils ont un langue propre, ils répandrent ailleurs un peu de ce qu’ils ont et emmènnent les bagages de l’endroit où ils sont nés n’import où ils habitent. Je dirais qu’ils sont les gaúchos français.

J’ai acquis cette sensation pendant plusieurs étapes. Lors de mon voyage en stop autour de la côte bretonne, lors d’un dîner et une nuit avec les parents de ma copine Béatrice à la campagne, lors des festivals et activités culturelles auxquelles je suis allée, lors des connaissances avec des  Gaël, Gwenaëlle, Rozen, Mikaël, Guénolé que j’ai faites, lors des études d’histoire française, lors de différentes expériences que j’ai eues.

Du stop avec Anita

Du stop avec Anita

En voyageant en stop*, j’ai pu connaître des bretons de souche, qui habitent dans la campagne, qui parlent encore le bréton, et qui m’ont appris un peu de leur culture. Un dentre eux m’a expliqué une fois porquoi il n’y a pas de péages dans le routes de Bretagne. Selon la légende, en quittant la France, la reine Anne de Bretagne aurait exigé la liberté d’aller et venir librement dans toute la région. Le privilège serait resté jusqu’à nos jours (ici, une petite explication). Encore dans ces voyages, je me suis passionée par le paysage, la mer, l’architecture, les aromes bretons.

Maison à pan de bois, Rennes

Maison à pan de bois, Rennes

Chez les parents de Béa, j’ai mangé de la galette avec du cidre fait par eux, dans leur ferme et dans leur maison en pierre. Dans les manifestations culturelles, je me suis aperçue de l’importance qu’ils donnent au bien-être, à l’accès à l’éducation, à leur musique et leur danse. Chaque bréton qui a croisé ma vie, soit pendant mes études à Rennes, soit dans les amitiés qui se sont formés au hasard, m’a approché encore plus de la Breizh. En étudiant à l’IEP, j’ai connu Chateaubriand, poète romantique du siècle XIX, Jacques Cartier, explorateur du Canada, j’ai compris ce qu’est une maison à pan de bois, je suis devenue accro au beurre.

Comment ne pas être un peu bretonne, après tout ça? La brésilienne en moi est plus forte, mais le breton qui habite chez moi et qui me pose telle question m’a énormément influencé, de telle façon qu’il ne mesure même pas. Sa famille aussi. Ils me racontent des histoires et me font connaître des morceaux de la Bretagne. Le mariage, malgré avoir eu lieu en Provence, a été fêté avec la musique et la danse bretonnes.  Bon, arrêtons là, il faut que je m’occupe de changer les CDs qui viennent de finir à la chaîne hi-fi.

Dinard

Dinard

* Voyage en stop avec ma copine polonaise Anita, pendant deux semaines. Nous avons visité Belle-île, Quiberon, Quimper, Audierne, Brest, Morlaix, Côte du Granit Rose, Lannion, Trébeurden, Perros Guirec, Saint Brieuc. Une autre post pour le reconter serait bien.

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Un petit text au sujet de la Bretagne que j’ai écrit il y a des années:

Pour moi, on pourrait dire que la Bretagne c’est le Rio Grande do Sul français, vu les plusieurs liens qui j’ai fait entre les deux régions. Toutes les deux ont des traces fortes et une histoire différenciée du reste du pays. En Bretagne, l’agriculture, l’élevage du bétail et la pêche sont des activités importantes, ainsi que les secteurs de télécommunications, d’automobiles et de construction navale. En plus, les deux possèdent un des meilleurs niveaux d’éducation et formation du pays. C’est aussi un peuple plus méfiant dans le premier contact, mais très chalereux et réceptif dans un second moment. Ainsi que Rio Grande Do Sul, la Bretagne a déjà eu ses separatistes et a été la dernière partie de l’actuelle France à être annexé au pays.
La langue bretonne, malgré de forts basses dans les derniers temps, est utilisée dans toutes les plaques d’indication dans les routes et encore est étudié dans certaines écoles. En ce qui concerne la culinaire de la région, elle est composé d’assiettes gras, généralement préparés avec beaucoup de beurre. C’est aussi la terre de la crêpe et du gallete, qui sont servis comme dans les kiosques de rue, comme dans des restaurants luxueux. Malheureusement, c’est une des peu de régions où ne se produit pas de vins, mais elle est connue par la production du cidre, qui est fait à partir de la pomme.
Le seul inconvénient de la Bretagne est le temps. Le premier conseil donné au nouvel habitant de la région, c’est de toujours aporter un parapluie avec soi. Il pleut beaucoup et beaucoup de fois dans un jour. Le côté bon de cette caractéristique est que, quand le soleil sort, tout le monde sort à la rue et aux parcs, démontrant une joie de vivre et une conviavilidade cachés pendant le temps gris.

La ville où je fais mes études c’est Rennes, la capitale de la Bretagne. C’est la région des histoires des personnages Astérix et Obélix. Elle fût l’une des régions plus pauvres de France, avec un peuple qui avait réclamé son indépendance et sa propre langue (aujourd’hui presque morte). C’est un peuple de paysans et de marins, d’origine celtique.

Pour moi, on pourrait dire que la Bretagne c’est le Rio Grande do Sul français, vu les plusieurs liens que j’ai fait entre les deux régions. Toutes les deux ont des traces fortes et une histoire différenciée du reste du pays. En Bretagne, l’agriculture, l’élevage du bétail et la pêche sont des activités importantes, ainsi que les secteurs de télécommunications, d’automobiles et de construction navale. En plus, les deux possèdent un des meilleurs niveaux d’éducation et formation du pays. C’est aussi un peuple plus méfiant dans le premier contact, mais très chalereux et réceptif dans un second moment. Ainsi que Rio Grande Do Sul, la Bretagne a déjà eu ses separatistes et a été la dernière partie de l’actuelle France à être annexée au pays.

Saint Malo

Saint Malo

La langue bretonne, malgré de forts basses dans les derniers temps, est utilisée dans toutes les plaques d’indication dans les routes et est encore étudié dans certaines écoles. En ce qui concerne la culinaire de la région, elle est composé d’assiettes gras, généralement préparés avec beaucoup de beurre. C’est aussi la terre de la crêpe et de la galette, qui sont servis comme dans la rue, comme dans des restaurants luxueux. Malheureusement, c’est une des rares régions où on ne produit pas de vins, mais elle est connue par la production du cidre, qui est fait à partir de la pomme.

Le seul inconvénient de la Bretagne est le climat. Le premier conseil donné au nouvel habitant de la région, c’est de toujours aporter un parapluie avec soi. Il pleut beaucoup et beaucoup de fois par jour. Le bon côté de cette caractéristique est que, quand le soleil est au rendez-vous, tout le monde sort à la rue et aux parcs, démontrant une joie de vivre et une conviavilidade cachés pendant le temps gris.

Publié par : Helena | 11 juin 2009

Paquet

Paréo de l'île de la Réunion

Paréo de l'île de la Réunion

Un paquet venu de France est arrivé chez nous! Yupi! Avec des affiches d’un photographe angevin, Xavier Benony, qui vont bientôt décorer notre mur encore un peu vide avec des photos du Val de Loire, de la mer et de jazz. Et aussi, un joli paréo avec des motifs de l’île de la Réunion, là où la famille de l’autre côté de l’Atlantique a passé ses dernières vacances.  Merci, merci!

Publié par : Helena | 11 juin 2009

Moi à Cannes

Excusez-moi, il faut que je prenne le premier vol à Cannes, des fans m’attendent là-bas, je n’ai été prévue que maintenant.

Helena la star de Cannes

Helena, la star de Cannes

C’est bien de trouver sur sa boîte mail des messages que te font marrer pendant une très chargée journée de travail. Ma belle-soeur que j’adore grave m’a envoyé le vidéo dessus. Ça donne de quoi s’amuser un peu. Clique sur la photo pour l’assister.

Publié par : Helena | 6 juin 2009

Noces de papier

Je suis pas trop attachée aux dates, mais celle-ci me fait rappeller qu’il faut célébrer un heureux rencontre dans ce vaste monde. Il va faire six ans qu’on s’est trouvés, un timide garçon m’a parlé en sortant de la piscine. Après ce jour, une série des changements se sont déclanchés dans ma vie. Ça fait un an qu’on a decidé de célébrer ce rencontre: une petite fête, pleine de joie, de gens bien-aimés, de petits moments inoubliables.

Une journée inoubliable

6 juin 2008

Publié par : Helena | 5 juin 2009

En fermant les yeux

La suite de quelques jours dont la température a atteint 3ºC a été une journée chaude. Ce midi, en fermant les yeux, en laissant le petit vent frapper mon visage, je me suis sentie à Marseille. Cela a duré quelques secondes. Quelques secondes dans lesquelles j’ai été sincèrement transportée vers là-bas.

Marseille 2005

Marseille 2005

Publié par : Helena | 31 mai 2009

Paris-Bucarest

Heuresement, j’ai quitté le confort de chez moi pour travesser de sud à nord la ville de São Paulo, dans la fine pluie de ce dimanche, et me rendre au thêatre pour assister au spectacle Paris-Bucarest, de Nathalie Joly. D’une voix grave et puissante, la chanteuse joue Maria Tănase et nous emmène en Roumanie, aux années 1930-1940, à la ville autrefois appelé de “Paris de l’Est”. L’atmosphère du monde tzigane se fait présent par l’interprétation des doinas (chanson traditionnelle roumaine), pleines de mélancolie, d’ivresse, de passion, de désillusion d’amour.

Du côté de la mise en scène, le décor minimaliste a été enrichi par l’interprétation de Nathalie, ses gestes austères, sa position dans la scène, son regard figé envers le publique. Et pour en finir, l’accordeón. L’instrument et son joueur, Thierry Roques, sont d’une beauté singulière. Le musicien reste presque tout le temps du spectacle assis immobile devant une table de bar, mais mon regard lui a cherché constamment. J’admire la musique de cet instrument, mais aussi les mouvements qu’il demande de son joueur. Tous les trois, Nathalie, Thierry et l’accordeón,  réunis sur scène, ont fait un joli tableau et un super concert. Heuresement j’ai quitté le confort de chez moi dans ce dimanche pluvieux…

Paris-Bucarest

Paris-Bucarest

* Page de Nathalie Joly au Myspace: http://www.myspace.com/nathaliejoly.Video pot pourri de Paris-Bucarest, ici.

Publié par : Helena | 29 mai 2009

Étonnants Voyageurs

Affiche de l'édition de 2009

Affiche de 2009

Ce prochain WE, c’est la fête de Pentecôte, ce que veut dire que c’est le WE d’Étonnants Voyageurs! Si j’habitais en France, j’y irais à Saint Malo certainement. Tous les ans, à la même époque, le rencontre célèbre la litterature, le cinéma et la photographie des aventuriers, des voyageurs, des navigateurs, des rêveurs. C’est incroyable le nombre de choses belles que l’on y trouve, tout en étant dans cette ville d’une atmosphère indéfinissable.

La cité corsaire devient un lieu de fête et de refléxions, où on croise écrivains, réalisateurs, photographes et dessinateurs. C’est un festival très ouvert sur le monde et sur l’avenir. J’y ai participé en 2005, rammenée par mon beau-père qui a été marin de profession et qu’est toujours navigateur et un passioné par la mer. Cette année-là, le Brésil était un des pays invités (on était dans l’année du Brésil en France) et il y avait parmi des écrivains qu’y circulaient Tabajaras Ruas (un gaúcho!), Luiz Ruffato et Bernardo Carvalho. J’ai aussi rencontré Heloisa Novaes, illustratrice brésilienne qui m’a dédicacé l’édition bilingue de Comment sont nées les étoiles, de Clarice Lispector, bouquin qui m’a été offert par ma belle-mère.

Affiche 2005

Affiche de 2005

J’ai été attiré par la beauté des affiches du festival. En 2005, le thème Quelle littérature pour demain? proposait lier les auteurs d’aujourd’hui aux lecteurs de demain en invitant des jeunes écrivains des cinq continents à découvrir les horizonts de la littérature. Le visuel de l’affiche traduit avec délicatesse le regard sur l’avenir a partir de l’image d’un jeune homme qui regarde devant lui pendant un voyage sur le ciel. Un voyage fantastique, je dirais, carrément influencé par les traces du dessinateur et réalisateur japonais Hayao Miyazaki. D’ailleurs, dans l’affiche de l’édition de 2007 il y a une très forte référence au film Le Château dans le Ciel. Prouve de cette liaison entre le festival et Miyazaki sont les projections de certains de ses films lors du festival de 2005.

Château dans le ciel X affiche 2007

Château dans le ciel x Affiche 2007

J’ai lu que Étonnants Voyageurs est le deuxième grand festival du genre en France. Pas étonné étant donné que la Bretagne est une des régions dans laquelle on lit le plus, on fréquent le plus les bibliothèques et on participe le plus à de manifestations culturelles. J’ajoute que c’est la région où on voyage le plus. C’était un bréton originaire de Saint Malo, Jacques Cartier, qui a “découvert” le Canada. La région est pleine d’histoires d’aventures, de pirates et corsaires, ce que la fait enchantée. Ce festival ne fait qu’en ajouter.

* Pour lire ce post je recommende la bande sonnore de Entre Terre et Mer, série que j’ai connue grace au malouin qui habite chez moi ;)

Publié par : Helena | 28 mai 2009

Sur les ondes de la radio

Au travail, à la maison, dès que je peux me connecter sur internet, j’écoute France Inter. Je suis un peu accro à cette relation qui vient du temps où je suis débarquée en France, en 2004. Mes soirées à la Cité U étaient envahies par les ondes sonores des flash d’infos, des musiques et de la voix grave de Macha Béranger. Pendant que je dînais ou presque endormie au lit, France Inter a été ma compagnie et mon professeur de français. Depuis ce temps là, on ne s’est plus quitées. Les dimanches après-midi je suis au rendez-vous avec Au détour du monde, suivi de Les P’tits Bateaux et du je-ne-peux-pas-louper Le Masque et la Plume.  J’ai mes Rendez-vous avec x aux samedis. La dose journalière est assuré par La tête au carré, 2000 ans d’histoire et Allô la Planète.

Cette dernière émission m’a permis de parler au monde. Dans une très très chaude soirée d’été au Brésil, je racontais à Eric Lange et aux auditeurs “à l’antenne” comment se passaient les choses à Porto Alegre, de la politique en passant par le climat jusqu’à l’histoire. De cette conversation, quelques morceaux sont restés enregistrés sur les archives de la radio. Un jour, au travail, distraite, j’ai l’impression d’éntendre ma voix. Non, ce n’était pas une impression. Plus d’un an après, on en a diffusé quelques extraits. Étonnée par ce que je venais d’écouter (Eric disait que faisait du bien d’écouter mon “très très chaud”), j’écris vite un email. Ils m’invitaient de nouveaux à raconter, cette fois-ci, comment les choses se passent à São Paulo. Dommage, mes amis, à l’heure de l’émission je suis au boulot, ce n’est pas un endroit très approprié pour bavarder avec le présentateur d’une radio française.

Ondes Courtes

Ondes Courtes

Mais je me détiens sur cette sensation de appartenance et de proximité qui se rendent possible grace à la radio. Depuis que j’ai commencé l’école de journalisme,  la radio a été la média qui m’a plus attirée. Peut-être j’ai été influencé par mes parents qui écoutaient des émissions en anglais, allemand et espagnol par ondes courtes. Les ondes sont restés dans mon inconscient et je repète ce qu’ils faisaient: je prête l’oreille à des ondes qui vient par internet en d’autres langues. Cela me fait sentir si proche de ceux qui sont très loin: on partage la même conversation, on rigole, on apprend des choses sérieuses, on jette notre bouteille à la mer. Et il y a toujours quelqu’un pour la récupérer à l’autre bout du monde.

Publié par : Helena | 19 mai 2009

La petite São Paulo

SPVous me croirez si je racontais qu’un jour, lors de ma première semaine à São Paulo, je me promenais tranquillement au parc Ibirapuera quand j’ai entendu une voix qui m’appellait par mon nom? Dans un parc de 1,6 millions de m², dans une  ville de 10,9 million d’habitants, où je venais de m’installer, quelqu’un m’appellait par mon nom. Mon nom prononcé au milieu des arbres, de la pelouse, des oiseaux, dans la jungle de béton. Moi, qui connaissais à peine deux  personnes dans la terre de la bruine, j’ai entendu mon nom. Le proprietaire de la voix, c’était le fils des amis de mon père. Il venait du Nord du pays et passait quelques jours chez des amis à São Paulo avant de rentrer au Sud. Coïncidence fêté, nous avons prévu de sortir le soir. Ambiance agréable, bar correct, bonne musique, des nouveaux amis sympas ajoutés aux contacts.

Croyez-moi, cela peut se passer dans la big city. Plus qu’une fois dans l’intervalle de trois mois. Moi, à peine à 90 jours dans la ville qui ne s’arrête jamais, j’ai entendu mon nom dans la queue d’un distributeur dans le complexe du Centre d’Activités Nações Unidas. Moi, qui travaille à moins de trois mois là où bossent des milliers des employés de grandes sociétés, j’ai entendu, pour la deuxième fois, mon nom. Une voix, juste derrière moi, lisait mon nom et prénom dans la compte de gaz que j’allais payer juste après chez le distributeur. Je tourne le dos, mon pote d’enfance, celui qui m’a surnommée affectueusement de Capitão Caverna ou de Cavernosa (puisque j’étais un tout petit peu agressive quand les garçons ne me laissait pas jouer avec eux). Lui, à peine à deux jours dans la capital de l’Amérique du Sud, a lu mon nom dans une compte et l’a prononcé derrière moi. Lui, mon ami d’enfance, travaille dans le même gratte-ciel que moi et habite dans la même région que moi. Étonnement passé, numéros de téléphones echangés, encore un bon nom ajouté aux contacts. La petite São Paulo m’a offert de bonnes surprises depuis que je marche sur ses terres.

Publié par : Helena | 11 mai 2009

Chroniques du Brooklin

Le téléphone sonne, au bout du fil, le mari:
- T’es où?
- En Californie.
- En Californie??
- Oui, mais j’arrive à New York.
- Ah, d’accord, je t’attends en Indiana.
- Ok.

Publié par : Helena | 8 mai 2009

Dans le Nord

Tout a comencé par une session cinéma chez les beaux parents. La belle-mère voulait montrer ce qu’elle avait dans le tiroir de DVD et en a sorti la « success story » de l’année dernière: Bienvenue Chez les Ch’tis. Elle a avoué ne pas comprendre très bien le phénomène autour du film (elle connaissait quelqu’un qui a été le voir sept fois, c’est de la folie !), vu qu’il s’agissait d’une comédie comme beaucoup d’autres. Mais, pour nous, c’était une occasion pertinente de la regarder sachant que le jour suivant nous marchions finalement (et pendant un mois) sur la terre des Ch’tis.

Tout le monde était installé, le vidéo démarra, premier arrêt : le beau-père stoppe le film pour aller dans la cave chercher une Genièvre (boisson mentionnée pendant un dialogue du film), quatre verres, deux  gorgées pas très faciles à avaler — l’alcool des gens du Nord ne pouvait pas être moins fort. Voilà, le premier contact avec la culture était fait, poursuivons la programation.

Ensuite, j’ai appris ce qu’est une barraque à frites, un beffroi, un estaminet , la carbonnade flamande, le maroille (ah, le maroille, j’en ai bien profité, avec la salade, avec la viande, avec des pâtes,  de n’importe quelle façon, ah, *soupir*). Aussi, j’ai compris comment prononcer « Le vieux Lille » à la façon de la région et comment bien dire « le sien » et « ça » en ch’timi. J’ai aussi compris qu’il fallait s’attendre à de gens très sympas et accueillants, malgré la température.

Le beffroi de la Chambre de Commerce de Lille

Le beffroi de la Chambre de Commerce de Lille

Le long métrage n’échappe pas à une bonne formule de la comédie française du genre « Les Bronzés » : situations inattendues, malentendus, quiproquos, des clichés politiquement incorrects, des jeux de mots, la ridiculisation des actions ou des personages et un scénario prévisible. Mais le succèes  peut être expliqué par le fait de faire un petit (et restreint, avouons-le) portrait social d’une des plusieurs cultures  presque oubliées de la societé française, mais qui sont encore beaucoup representées dans les villages du pays, malgré l’universalisation imposée des grandes villes.

Je crois que c’est l’identificacion avec cette France « profonde » dans les confins du pays qui a plu aux presque 20 millions de spectateurs qui l’on vu au cinéma en France. J’imagine que les Français et les Françaises se sont en quelque sorte reconnus dans la culture du Nord en mettant à la place leur propre culture régionale.  La culture du Nord, le sujet du film, a été comme d’autres en France victime des prejugés et des plaisanteries. Les ch’tis sont des abrutis, ils ne connaissent pas le soleil, ils sont de beaufs alcooliques, etc. Certes, le metteur en scéne, Dany Boon, lui même un ch’ti, exagère et met l’accent sur ces « differences » et sur le contraste avec l’image idealisée du Sud, ce pour quoi on lui a reproché de renforcer ces prejugés.

Mais, bon, in loco, j’ai pu constanter que dans une grande ville (pour les critères français) les cultures  régionales se perdent, melangées dans le chaudron de cultures qui y cohabitent.  Quelques traces sont preservées, certes, mais il faut aller dans la « France perdue » pour la vivre vraiment. Ça n’a pas été notre cas. Mais, de toutes façons je n’ai pas raté l’occacion d’entendre quelques accents, de manger des carbonnades flamandes dans de bons estaminets, de photographier  des beffrois,  de grignoter dans les barraques à frites.

Publié par : Helena | 13 avril 2009

Pareils

En un temps comme ceci, c’est bien de se rappeler de cela:

Publié par : Helena | 3 octobre 2008

Musique pour l’âme

Merci pour la soirée de mardi, Ben Harper.
C’était un concert magnifique, très intimiste, mais tout à fait motivant, capable d’élever l’âme à un état de liberté. On n’a pas bougé comme des fous dans un concert de rock’n'roll, mais on s’est balancés dans la cadance de la voix, de la guitare et des instruments à percussion (bravo Leon Mobley!).

Toujours au sujet de la musique: avant même last.fm, la meilleure création des derniers temps est, sans doute, deezer: www.deezer.com. Outre permettre la connaissance avec une gamme gigantesque de artistes, le site offre la possibilité d’écoute intégral des mes choix, dans le moment où je veux, différemment de last.fm.

Bizarre que je me suis reliée de nouveau à la musique. Je suis passée pour un long moment d’abstinence musicalle, sans aucun intérêt à tout ce que j’écoutais, en prenant distance même de ce que j’aimais avant. Là, petit à petit, je me permets des moments entiers dediés à l’écoute et, le plus important, à la (re)découverte de préciosités laissées en arrière (et aussi de celles à venir).

Publié par : Helena | 5 juillet 2008

Les vacances d’été

Voici ce que moi et mon chéri avons fait pendant les dernières semaines:

Le trajet

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Voici le plan d’autres voyages en France pendant cet été:


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Publié par : Helena | 21 mars 2008

Les bagnoles uruguayennes

En arrivant à Montevideo, le sentiment d’être de retour au passé s’est melangé à celui d’être bien accueillie par une ville simple, sans aucune majestée, mais imprégnée par la culture, le goût pour la lecture, la connaissance et le savoir. Étant un pays qui n’a pas connu de développement industriel importante, le Uruguay importe presque tous ses produits non-agricole-alimentaires. De ce fait, les voitures qui roulent dans le rues sont aussi importées et, plus que ça, elles sont de vieilles bagnoles, vu qu’en avoir une neuve coût cher. Cela donne un charme particulier à l’Uruguay duquel je partage avec vous un petit morceau.

Montevideo
  1. Montevideo
  2. Colonia del Sacramento, table d’un restau dedans une voiture
  3. Colonia del Sacramento
  4. Montevideo
  5. Montevideo
  6. Montevideo
  7. Montevideo
  8. Colonia del Sacramento
  9. Montevideo, Rambla Sur
Publié par : Helena | 14 janvier 2008

De l’humanité

L’exclusion sociale n’est que le signe major de l’inegalité qu’on vit et vois dans chaque coin de ce monde. Elle se cache où l’humanité? C’est finit la fête, disait quelqu’un dans un bar. C’est finit la fête pour nous qui pensons pouvoir tout détruire. C’est finit la fête pour nous qui dépensons de l’argent sans cesse, qui tuons des gens sans même le savoir, qui vivons notre indivualisme, sans le courage de lever la tête et voir au delà de notre nombril.

Bon, voilà quelques extraits d’un article qui raconte um peu de ce monde: Rafaël, l’inconnu de la Concorde, paru dans Le Monde, le 13 janvier. C’est simple et assez humain:

Pourquoi, en voyant un homme dormir sur les bouches de métro, se demande-t-on souvent comment il fut quand il était enfant ?

Tous les jours, face à lui, la place de la Concorde, et au fond, sur le ciel, cette grande roue qui tourne sans s’arrêter, comme le cirque des voitures autour de l’obélisque : “Il avait la plus belle vue de Paris “.

Mourir seul, sans papiers, à quelques mètres de l’Assemblée nationale, au bord de la place où Nicolas Sarkozy a fêté sa victoire : en deux brèves et trois blogs, “un homme” devient malgré lui “l’inconnu de la Concorde”

“Je le verrai toujours, raconte le jardinier comme l’Aurélien d’Aragon qui parlerait de sa noyée de la Seine, autre inconnue dont les traits si beaux avaient été moulés à la morgue. Il avait les lèvres rouges. Ce n’était pas le visage de quelqu’un de terrifié ou de foudroyé.” Pourquoi”un homme” s’estil laissé mourir, ce soir-là ?

Publié par : Helena | 26 décembre 2007

Les mystères autour du pamplemousse

pamplemousseIl y a quelques mystères autour des pamplemousses. Pourquoi il n’en y a pas au Brésil? Comment font les pies pour voler les pamplemousses mis à l’extérieur d’une fenêtre afin qu’ils gèlent? Est-il le pamplemousse malsain? Bientôt, on va essayer de les dénouer ensemble.

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