Archives de août 2009

Les fêtes de Saint Jean

Fête de Saint-Jean

Fête de Saint-Jean

Ça fait déjà plus d’un mois que les fêtes de Saint -Jean se sont finies et j’ai raté l’occasion d’écrire au sujet d’une de mes fêtes préférées. En juin et juillet, les écoles, les associations, les églises, les clubs organisent des fêtes un peu par tout. La célébration en hommage à Saint-Jean nous a été apportée par les Portugais, lors du début de la colonisation, mais s’est transformée avec les années, en ajoutant des éléments locaux et des diverses nationalités qui se sont installés au pays.

Au Brésil, on se déguise en « caipira », c’est-à-dire, le travailleur de la campagne au nord-est du pays, on fait un feu de bois autour duquel on danse la quadrilha (chansons de ronde) et on joue (à la pêche, à la prision, à la course avec des sacs, au mariage campagnard, au bâton de graisse, à la danse des chaises, etc). C’est aussi le moment de manger la cacahouète sucrée, la pomme caramélisée, le pop corn, le pignon d’araucaria, le pé-de-moleque, le gâteau de fubá, la pamonha et de boire du vin chaud! J’aime, c’est très amusant et c’est une fête pour tout le monde, les petits enfants, les ados, les parents et les mamies et papis.  Voici la preuve que j’y vais toutes les années, depuis mon plus jeune âge:

La petite Helena, gênée par le soleil, mais prête pour la fête

La petite Helena, gênée par le soleil, mais prête pour la fête

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Ailleurs

Pourquoi elle a en soi une partie qui est toujours ailleurs? Pourquoi elle a en soi une partie qui n’est jamais là? Un morceau qui n’est jamais avec elle. Si c’est l’hiver ici, elle est au printemps. S’il fait clair, elle veut le noir. Si tout est ici, elle veut ce qui est autre part. Quand elle réussit, en vérité, elle voulait échouer. Quand elle échoue, elle voulait réussir.

Elle regarde, tout est loin, toujours loin, même quand elle s’approche. Ne peut rien toucher. Cette partie voyage dans tous les coins de la planète, ne participe pas à ce que se passe autour d’elle. Ne fait pas attention à ce qu’on dit, car ses oreilles essayent de capter quelque chose qu’on ne peut pas écouter. Son vol est haut, tellement haut, qu’elle ne s’aperçoive pas ce qu’elle a, ce qu’elle fait. Son regard est toujours ailleurs, dans ce qu’elle ne peut pas toucher, dans les nuages, dans le ciel.

Et parfois, elle sent que c’est sublime de pouvoir se transporter, de sentir l’ambiance et l’émotion de ces paysages lointains. Toutefois, dans quelques moments de sa vie, cette partie n’est pas là, ne se reconnaître pas, ne sens rien, n’y participe pas. Car elle est ailleurs. Et ça brûle dedans, parce qu’elle voulait pouvoir toucher l’intouchable, embrasser ce qui est à côté et se réjouir d’être qui elle est.

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