Archives de février 2010

Le cercle de l’information

En lisant GEO du mois de janvier, je trouve un petit article sur le dernier album de Salif Keïta, La Différence. Je m’y détiens sur le mot « albinos » qui me remet au bouquin J’irai cracher sur vos tombes (Boris Vian) – lu il y a environ un an. De l’intérêt pour l’albinisme m’emmène à chercher sur l’histoire de ce chanteur, que j’imagine souffrante et engagée à la fois. Sur internet, j’apprends qu’il est malien, ce qui me pousse à essayer de découvrir plus sur ce pays. Ici , je découvre le mot « Mandingue », c’est un peuple originaire du Mali, qui s’est répandu au Sénégal, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Burkina Faso, Mauritanie.

Mais c’est le mot « mandingue » qui m’intrigue. En portugais, « mandinga » vaut dire « magie noire ou sorcellerie ». En allant plus loin, je comprends, par une petite histoire, la relation entre les deux mots et l’origine de la version brésilienne. Entre les peuples pris en esclavage en Afrique et conduits au Brésil, il y avait des mandingues. Considérés plus cultivés que d’autres peuples, ils ont été employés en fonctions de confiance, comme par exemple la surveillance d’autres esclaves afin d’éviter leur fuite. Ils portaient avec eux un espèce de collier avec un morceaux de cuire qui contenait des extraits de l’Alcoran. Pour se reconnaître entre les autres ethnies, ils récitaient des morceaux du livre sacré. Les autres peuples voyaient cette identification, le collier, comme une source de pouvoir magique, qui permettait aux mandingues trouver les fugitifs. À partir de là, « mandingue » (« mandinga », en portugais), c’est devenu synonyme de sorcellerie au Brésil.

C’est comme ça qu’en partant d’un petit article sur Salif Keïta je suis arrivée à découvrir l’étymologie d’un mot brésilien 😉  Alors, je vous laisse avec lui et sa jolie  La Différence.

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