Archives de juillet 2012

Petals on a wet, black bough

Le film « To Rome with Love » (ajouté, récemment, tout en bas de ma liste « Déjà vus« ) renvoi à l’art et se traduit en un poème imagiste dans certains passages très esthétiques. Une pure comédie plongé dans l’atmosphère culturelle de Rome. Mais, je suis là parce que dans un certain moment, un personnage que se fait passer pour quelqu’un de très culte, cite Ezra Pound:

Petals on a wet, black bough

Un cours de métaphore ! Stricto sensu ! J’ai passé le dernier semestre à entendre ce vers dans le cours de Littérature, où nous avons plongé sur la poésie, le poème et la résistance, la métaphore, le symbole et l’allégorie.  Alors, racontez-moi, vous voyez la métaphore présente dans ce vers ? Vous la décryptez ? Qui peuvent être les pétales sur un rameau humide et noirci ? Ce n’est pas évident et, pourtant, c’est une image très belle en elle-même, sans explication, sans compréhension. Je ne l’ai appréhendé qu’en lisant le haïku tout entier, titre compris, et je ne peux pas me décider laquelle j’aime le mieux, l’image ou son déchiffrement :

In a Station of the Metro

The apparition of these faces in the crowd;
Petals on a wet, black bough.

— Ezra Pound

 
*Article sur ce poème sur wikipedia ici.
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