Archives de septembre 2007

À ce soir

madeleine

À ce soir, Madeleine Peyroux.

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Aux chiottes

« L’hygiène sanitaire ne vas pas sans une hygiène mentale ».
(Stupeur et tremblements, Amélie Nothomb – 1999)

Il va falloir que j’y revienne après, quand je l’aurai finit de lire.

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mime, mime

Pendant que j’assimilais encore le spectacle de hier soir — une pièce de théâtre qui melange pantomime, danse et masque —, j’ai su ce matin de la mort de Marcel Marceau, le mime français connu par tout dans le monde, rendu célèbre à cause de son personnage Bip.
solitos

Le spectacle de hier était Solitos (Espagne, direction de Janvier Esteban), présenté dans le festival de théâtre Porto Alegre em Cena. La pièce raconte la vie d’un couple qui vit isolé près d’une voie de chemin de fer. L’homme, un cheminot, suit une routine très reglé par les horaires determinés selon le passage du train. La présence d’un contrôleur qui y arrive et le train qui petit à petit cesse d’y passer bouleverseront leur vie. Les gestes très subtils des trois personnages et des sonorités délicats m’ont donné l’impression de démasquer quelques sentiments que l’on garde très fermés à l’intérior.

Je pense que c’est ça, la pantomime. C’est un art qui parle beaucoup sans rien dire, qui expose les divers caractères de l’âme humaine: le comique, le drôle, l’atroce, l’honorable, le beau, le méchant, l’onirique… C’est un art dont j’ai peu de connaissances, mais qui m’attire en raison de sa poésie et sa mélancolie. Dans cette époque de hypercommunication, où il est impossible de rester sans l’image, la télé, la radio et l’internet, c’est paradoxalement un art qui parle par le silence qui va nous apporter un peu plus de signification.

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De beaux boulots

Tous les jours ils sont à l’extérieur, ils sont sur les machines, ils subissent aux intempéries, ils se font voir, ils se font rencontrer. Tous les jours il y a le rire, la douleur, l’effort, la récompense. A chaque heure, ils créent, ils produisent, ils transforment. A chaque instant, ils font un beau tableau.

montage

Montage sur mes photos

• Production de calissons dans la confiserie Roy René, à Aix-en-Provence (à gauche, en haut).
• Vente de confiserie arabe à Marseille (à gauche, en bas)
• Vendange dans le domaine viticole de Beauvalcinte, à Beaumes-de-Venise (à droite, en haut)
• Marché au centre-ville d’Aix-en-Provence (à droite, au centre)
• Des marins qui font leur filets de pêche à Dinard (à droite, en bas)

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La révolution à la télé

Les lumières s’éteignent une après l’autre, cadencées par la coupe d’électricité. Elles annonçant le rythme d’une nouvelle journée au sein d’un village roumain à l’est de Bucarest. La date est historique : 16 ans de la chute de Nicolae Ceausescu, dirigeant communiste de la Roumanie entre 1965 et 1989, qui comptait avec le support de la Russie. Malgré l’importance de l’événement, c’est ainsi, paisiblement, que ses habitants envisagent ce jour. Ils ne font pas grand cas de ce qui s’était passé en décembre de 1989. C’est près de Nöel et, en plus, on ne sait même pas si quelque chose avait vraiment changée après la dite révolution.

Ce marasme pourrait-il être bouleversé si l’on répondait : a-t-il vraiment eu une révolution dans notre village ? C’est autour de cette question qui la comédie 12:08 à l’est de Bucarest (A fost sau n-a fost?, 2006) se déroule. Le jeune réalisateur Corneliu Porumboiu présente le matin des personnages qui, dans la soirée, débattront ce sujet. Jderescu est l’ animateur d’une émission à la télé qui partage sa journée entre les ennuyes de sa femme, l’effronterie de sa maîtresse et la confirmation des invitées que participeront au débat. Manescu est un professeur d’histoire minable, ivrogne et endetté qui essaie d’échapper à ses créanciers et de se racheter auprès du chinois qu’il avait insulté le soir d’avant. Piscoci est un vieux solitaire qui s’occupe du costume de Père Nöel, pendant qu’il s’est fait pieger par des petits bombes jetées par les enfants du quartier.

bucareste

Photo de divulgation du film

Les trois se rencontrent et commencent le débat, télévisé par la précaire chaîne local. La discussion dépasse le sujet de l’importance ou pas de la révolution: il est question de savoir s’il a eu des manifestants avant 12h08, dans ce jour il y a 16 ans, à la place centrale – il s’agit de l’heure exacte de la chute de Ceausescu. S’il n’y avait personne avant 12h08, il est prouvé que le village n’a pas participé à la révolution, mais uniquement de la fête de suite. Au tour de cette question de extrême importance, la participation de l’ audience rend le débat presque une enquête de police, chacun en train de accuser l’un à l’autre, en essayant de remémorer avec précision les faits du jour.

La comédie est filmé d’une façon presque indifférente, dans l’impromptu, comme le fait l’opérateur de caméra du studio de Jderescu. Il y a  peu de mouvement, les scènes sont figées, répétées, stagnantes, tels que la vie des personnages. Les dialogues sont marqués par l’absurdité, le ridicule, le satyrisme. De la caricature de ces gens se dégage un portrait pittoresque de la societé roumaine face à ce moment historique. C’est de cette manière, très légère, qu’on assiste à la discussion de l’identité d’un peuple, de ce qui la chute du communisme a empreint ou pas sur eux.

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Il était écrit que

pessoa1

Je ne suis rien.
Je ne serais jamais rien.
Je ne peux pas vouloir être rien.
A part cela, j’ai sur moi tous les rêves du monde.

Il était écrit au sol du Musée de la Langue Portugaise, à São Paulo.

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La sagesse d’un fou

DacPierre Dac

Les voies qui ne sont ni en sens unique, ni en sens interdit, ni a double sens n’ont aucun sens parce qu’elles vont dans tous les sens.

Quand ça ne tourne pas rond dans le carré de l’hypothénuse, c’est signe qu’il est grand temps de prendre les virages en ligne droite.

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