Archives de juillet 2009

Are you ready for the Quinoa experience?

Ça faisait un moment que je voulais l’essayer, mais chaque fois dans les courses, je l’oubliais. Un jour, par hasard, je l’ai trouvé, bio, sur un magazin alternative au quartier de la Vila Madalena. Alors là, je me suis mise à la quinoa experience! Ce grain venu du plateau des Andes, dans l’Amérique du Sud, est riche en fer alimentaire et en protéine. Très facile à cuire, je le recommande avec de la salade verte et du poisson. Très bon et très sain.

Quinoa

Quinoa


Filets de poisson cuit à la vapeur

Filets de poisson cuits à la vapeur


Salade

Salade

Et pour gâcher le côté sain du plat, mais pour faire plaisir à la bouche, une de mes spécialités: le tiramisu!

Tiramisu

Tiramisu

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La polémique des cars loués

Au Brésil, ainsi qu’en France, on aime bien protester dans les rues. Malgré l’image exporté du Brésil d’un pays de gens heureux, qui savent sourir malgré les adversités, on est assez mécontente et critique envers les décisions politiques et les problèmes de la vie quotidienne. Alors, quand on n’est pas content, on se plaint et, quelques fois, on sort dans la rue. Différement de la France, normalement, on a recours à la manifestation quand les choses touchent de très près. Par exemple, c’est plus facile de voir des gens à protester en raison d’un pavé degradé qu’en raison des élections fallacieuses à l’Iran. Les professeurs protestent pour augmenter leurs salaires, les journalistes protestent quand leur diplôme n’est plus obligatoire pour exercer la profession, les indigènes protestent quand leurs terres sont envahies, les conducteurs protestent quand les tarifs de péages augmentent, les habitants de São Paulo protestent quand le gouvernement local interdit la circulation des cars loués. Et là, j’arrive sur le point que je voulais en discuter.

Ça faisait déjà un bon temps qu’on savait de la nouvelle: les autocars privés qui circulaient dans les rues de São Paulo seraient interdits a partir du 27 juillet. Ce type de transport a été devenu très courant entre les gens qui travaillent à São Paulo et habitent dans la banlieue ou dans les quartiers eloignés du centre. Le service marchait ainsi: des entreprises privés de transport réunissaient des gens qui habitaient dans une région y travaillaient à peu près dans le même chemin. Le service était payé par mois et les gens qui l’utilisaient n’avaient pas besoin de prendre deux bus et un métro, par exemple, à fin d’arriver au travail.

C’était quoi le problème, alors? vu que plus de gens dans un transport en commum vaut dire moins de gens à faire des embouteillages avec les voitures. Le problème est que le service n’a pas eu de contrôle depuis le début et sa vite augmentation a engendré des problèmes de circulation: les cars s’arrêtaient un peu n’import où et n’import comment, surtout dans les arrêts de bus (ce qui empêche les bus municipaux de bien circuler), faisaient de grosses queues dans les avenues, interdissaient le traffic dans les petites rues. Dans une décision assez polémique, le maire a decidé d’interdire la circulation des cars (au lieu de négocier une solution alternative) dans le centre et avenues où se concentrent les principaux centre d’activités de la ville.

Pas mal de travailleurs, comme beaucoup d’entre mes collègues, ont  été touchés par la décision. Une entre eux fait le parcours maison-boulot en presque 1h avec le car. Avec le bus et le métro, elle doit le faire en plus de 1h30. Ceux qu’utilisent ce système affirment qu’il est plus rapide, plus confortable et pas trop cher. Outre, avec le car, ils réduiraient le nombre de voitures dans les rues. D’une côté, c’est un peu égoïste d’utiliser un transport qui gène les bus municipaux, utilisés par la grosse majorité de travailleurs. D’autre côté, c’est facile de se mettre à la place des gens qui ont besoin de faire 1h jusqu’au boulot et préfèrent le faire dans un car confortable, arriver une demi-heure plus tôt et sans avoir besoin de changer de ligne de métro, par exemple.

Pour organiser le transport de presque 40 mille personnes qu’utilisent les cars loués tous les jours, le gouvernement a crée 11 nouvelles lignes de bus et a fixé les départs/arrivées dans des régions proches du centre, jusqu’où les cars peuvent arriver. Selon l’entreprise municipal chargé du transport publique, la résolution doit augmenter en 11% la fluidité dans les avenues interdites aux cars. On verra bien, en tout cas, les gens n’ont pas attendu pour voir le résultat et on organisé des manifestations cette après-midi contre la décision. De grandes avenues ont été bloquées à la fin de la journée en produisant de énormes embouteillages dans la ville. Encore une manifestation après laquelle on est presque sûr de ne pas avoir de changement parce que le maire n’a pas l’intention de revenir en arrière.

Je pense que sa décision a été un peu radicale. Pendant que les nouvelles lignes de métro ne soient pas prêtes et que d’autres alternatives pour le problème de traffic à São Paulo ne soient pas mises en marche, il faut permettre l’existence des cars tout en essayent de trouver un moyen terme pour que ce type de service ne empêche pas la bonne circulation et jusqu’à ce que les gens s’y adaptent. Je trouve très bonne l’idée de faire une circonférence autour du centre où se placent les départs/arrivées des cars, mais les gens ne sont pas très interessés pour essayer ce nouveau système. J’avoue que je suis un peu partagée, je défends une meilleur organisation du service, mais que les gens soient aussi disponibles à le tester avant de se plaindre si fort.

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14 juillet à la brésilienne

La prise de la Bastille a été célébré aussi au Brésil, pas le 14 juillet, mais le 12 juillet. Ce dimanche ensoleillé a accueilli tous les amants de la patrie du fromage dans un très mignon parc à São Paulo. Nous avons reçu une invitation du consulat pour prendre le vin de honneur à l’ouverture de l’événement, mais on a raté la champagne française! On ne comptait pas avec la ponctualité française au Brésil et on a pris notre temps pour y arriver.

Village de France

Village de France

Rencontre de Parkour

Rencontre de Parkour

En tout cas, la journée n’était pas gâché: il y avait une fanfare qui a joué les hymnes français et brésilien, le rencontre de joueurs de Parkour avec des démonstrations du sport et l’animation de la Compagnie Les Cousins, « Hula Hoopla ». Ensuite, il y a eu la présentation du Carrousel et du Volteio par la Cavalerie, ce que consiste en des acrobaties avec du cheval et des pyramides humaines.

Cavalerie

Cavalerie

Pas besoin de vous dire où nous nous trouvions après tout cela: au village français, là où s’étaient placés les maisons à vin, les boulangeries et les restaurants conduits par des chefs français les plus connus au Brésil. Du macaron au cassoulet, de la crêpe à la blanquette de veau, arrosés avec du vin et sonorisés avec l’accent français. Sur notre table: des verres de rosé et du couscous marocain.

Hula Hoopla

Hula Hoopla

La communauté française était en masse à la « journée de la France à São Paulo » et on a rencontré des amis qui aussi traînaient entre une table et une autre.  Pour en finir, des animations de la troupe Transe Express et un bal populaire! Une grosse programation, en resumé, et une façon de se sentir un peu là-bas quand on est là.

Animations

Animations

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Le jour de manger…

La pizza, c’est le vendredi soir

La feijoada, c’est le mercredi et le samedi midi

Le gros petit-déj’ à la boulangerie du quartier, c’est entre le matin et le midi dimanche

À São Paulo il y a ces jours où on mange quelque chose de particulier. Comme de bons « expatriés », on essaie de participer aux rituels de notre nouvelle demeure. La pizza de vendredi soir a été notre dernière acquisition. Il paraît qu’un vrai paulistano ne rate pas sa pizza le vendredi soir. On n’a suivi qu’une fois cette programation, mais ça a été une bonne occasion pour évaluer la qualité du produit. Vraiment, j’ose dire que la pizza paulistana n’est pas derrière ses copines européennes, les vraies italiennes (ne me crucifiez pas!).

La feijoada aux samedis vient toujours accompagnée de samba, soit pour danser, soit pour écouter, le choix va conformément l’esprit du jour. A ne pas manquer, on a passé de bons moments dans des feijoadas-samba.

Cependant, les incontournables ce sont les gros-petits-déjeuners de dimanche. Les boulangeries de São Paulo sont quelque chose de très nouveau pour monsieur et même pour moi. Il y a tout ce qu’il faut et l’on y peut manger à n’importe quelle heure de la journée et de la soirée. Il en a une à chaque coin de rue et les dimanches, vers la fin de la matinée, elles sont toutes bondées, il faut galérer pour trouver une table vide ou une chaise sur le comptoir. Nous ne déjeunons presque plus à midi: la faute au pain grillé avec le requeijão (fromage à la crème), le capuccino, le jus d’orange avec acérola et carotte et toutes les friandises qu’on y trouve.

Petit-déj'

Petit-déj

Jus et capuccino

Jus et capuccino

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