Es-tu Bretonne?

Drapeau de la Bretagne

Drapeau de la Bretagne

Es-tu bretonne? Le monsieur qui habite avec moi est venu avec cette question, un sourire aux lèvres, pendant que j’écoutais mes CDs « Breizh, les plus belles chansons de Bretagne » et « Again« , de Alain Stivell. Je réponds: si j’étais française, je serais bretonne, sans doute! Ce n’est seulement parce que j’y suis habité lors de ma première fois en France, mais c’est parce que je m’identifie avec de nombreux aspects de la culture bretonne, j’admire son paysage, je partage quelques de ses valeurs, j’y me sens chez moi. En plus de ça, c’est leur façon de vivre, de voir des choses. Ils sont des aventuriers, ils aiment leur culture, ils ont une langue propre, ils répandrent ailleurs un peu de ce qu’ils ont et emmènnent les bagages de l’endroit où ils sont nés n’import où ils habitent. Je dirais qu’ils sont les gaúchos français.

J’ai acquis cette sensation pendant plusieurs étapes. Lors de mon voyage en stop autour de la côte bretonne, lors d’un dîner et une nuit avec les parents de ma copine Béatrice à la campagne, lors des festivals et activités culturelles auxquelles je suis allée, lors des connaissances avec des  Gaël, Gwenaëlle, Rozen, Mikaël, Guénolé que j’ai faites, lors des études d’histoire française, lors de différentes expériences que j’ai eues.

Du stop avec Anita

Du stop avec Anita

En voyageant en stop*, j’ai pu connaître des bretons de souche, qui habitent dans la campagne, qui parlent encore le bréton, et qui m’ont appris un peu de leur culture. Un dentre eux m’a expliqué une fois porquoi il n’y a pas de péages dans le routes de Bretagne. Selon la légende, en quittant la France, la reine Anne de Bretagne aurait exigé la liberté d’aller et venir librement dans toute la région. Le privilège serait resté jusqu’à nos jours (ici, une petite explication). Encore dans ces voyages, je me suis passionée par le paysage, la mer, l’architecture, les aromes bretons.

Maison à pan de bois, Rennes

Maison à pan de bois, Rennes

Chez les parents de Béa, j’ai mangé de la galette avec du cidre fait par eux, dans leur ferme et dans leur maison en pierre. Dans les manifestations culturelles, je me suis aperçue de l’importance qu’ils donnent au bien-être, à l’accès à l’éducation, à leur musique et leur danse. Chaque bréton qui a croisé ma vie, soit pendant mes études à Rennes, soit dans les amitiés qui se sont formés au hasard, m’a approché encore plus de la Breizh. En étudiant à l’IEP, j’ai connu Chateaubriand, poète romantique du siècle XIX, Jacques Cartier, explorateur du Canada, j’ai compris ce qu’est une maison à pan de bois, je suis devenue accro au beurre.

Comment ne pas être un peu bretonne, après tout ça? La brésilienne en moi est plus forte, mais le breton qui habite chez moi et qui me pose telle question m’a énormément influencé, de telle façon qu’il ne mesure même pas. Sa famille aussi. Ils me racontent des histoires et me font connaître des morceaux de la Bretagne. Le mariage, malgré avoir eu lieu en Provence, a été fêté avec la musique et la danse bretonnes.  Bon, arrêtons là, il faut que je m’occupe de changer les CDs qui viennent de finir à la chaîne hi-fi.

Dinard

Dinard

* Voyage en stop avec ma copine polonaise Anita, pendant deux semaines. Nous avons visité Belle-île, Quiberon, Quimper, Audierne, Brest, Morlaix, Côte du Granit Rose, Lannion, Trébeurden, Perros Guirec, Saint Brieuc. Une autre post pour le reconter serait bien.

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Un petit text au sujet de la Bretagne que j’ai écrit il y a des années:

Pour moi, on pourrait dire que la Bretagne c’est le Rio Grande do Sul français, vu les plusieurs liens qui j’ai fait entre les deux régions. Toutes les deux ont des traces fortes et une histoire différenciée du reste du pays. En Bretagne, l’agriculture, l’élevage du bétail et la pêche sont des activités importantes, ainsi que les secteurs de télécommunications, d’automobiles et de construction navale. En plus, les deux possèdent un des meilleurs niveaux d’éducation et formation du pays. C’est aussi un peuple plus méfiant dans le premier contact, mais très chalereux et réceptif dans un second moment. Ainsi que Rio Grande Do Sul, la Bretagne a déjà eu ses separatistes et a été la dernière partie de l’actuelle France à être annexé au pays.
La langue bretonne, malgré de forts basses dans les derniers temps, est utilisée dans toutes les plaques d’indication dans les routes et encore est étudié dans certaines écoles. En ce qui concerne la culinaire de la région, elle est composé d’assiettes gras, généralement préparés avec beaucoup de beurre. C’est aussi la terre de la crêpe et du gallete, qui sont servis comme dans les kiosques de rue, comme dans des restaurants luxueux. Malheureusement, c’est une des peu de régions où ne se produit pas de vins, mais elle est connue par la production du cidre, qui est fait à partir de la pomme.
Le seul inconvénient de la Bretagne est le temps. Le premier conseil donné au nouvel habitant de la région, c’est de toujours aporter un parapluie avec soi. Il pleut beaucoup et beaucoup de fois dans un jour. Le côté bon de cette caractéristique est que, quand le soleil sort, tout le monde sort à la rue et aux parcs, démontrant une joie de vivre et une conviavilidade cachés pendant le temps gris.

La ville où je fais mes études c’est Rennes, la capitale de la Bretagne. C’est la région des histoires des personnages Astérix et Obélix. Elle fût l’une des régions plus pauvres de France, avec un peuple qui avait réclamé son indépendance et sa propre langue (aujourd’hui presque morte). C’est un peuple de paysans et de marins, d’origine celtique.

Pour moi, on pourrait dire que la Bretagne c’est le Rio Grande do Sul français, vu les plusieurs liens que j’ai fait entre les deux régions. Toutes les deux ont des traces fortes et une histoire différenciée du reste du pays. En Bretagne, l’agriculture, l’élevage du bétail et la pêche sont des activités importantes, ainsi que les secteurs de télécommunications, d’automobiles et de construction navale. En plus, les deux possèdent un des meilleurs niveaux d’éducation et formation du pays. C’est aussi un peuple plus méfiant dans le premier contact, mais très chalereux et réceptif dans un second moment. Ainsi que Rio Grande Do Sul, la Bretagne a déjà eu ses separatistes et a été la dernière partie de l’actuelle France à être annexée au pays.

Saint Malo

Saint Malo

La langue bretonne, malgré de forts basses dans les derniers temps, est utilisée dans toutes les plaques d’indication dans les routes et est encore étudié dans certaines écoles. En ce qui concerne la culinaire de la région, elle est composé d’assiettes gras, généralement préparés avec beaucoup de beurre. C’est aussi la terre de la crêpe et de la galette, qui sont servis comme dans la rue, comme dans des restaurants luxueux. Malheureusement, c’est une des rares régions où on ne produit pas de vins, mais elle est connue par la production du cidre, qui est fait à partir de la pomme.

Le seul inconvénient de la Bretagne est le climat. Le premier conseil donné au nouvel habitant de la région, c’est de toujours aporter un parapluie avec soi. Il pleut beaucoup et beaucoup de fois par jour. Le bon côté de cette caractéristique est que, quand le soleil est au rendez-vous, tout le monde sort à la rue et aux parcs, démontrant une joie de vivre et une conviavilidade cachés pendant le temps gris.

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  1. #1 par camila le 12 juin 2009 - 10:00

    De la Bretagne, je connais Pornic et Nantes, donc très peu. Mais il faut dire que j’ai eu un gros coup de coeur par le sel de guérande, les galettes Saint Michel et une espèce de gateau plein plein de beurre, le Kouign Amann. Puis aussi les moulins, la cidre, les fraises, la côte, les maisons, les marchés…

  2. #2 par Helena le 12 juin 2009 - 12:15

    Salut Camila! Je connais pas le Kouign Amann, mais j’ai cherché une photo sur internet et ça a l’air vraiment délicieux! Et je connais pas Pornic et n’ai que passé à Nantes, sans le temps de la visiter. Mais c’est vrai que la Bretagne est vraiment particulière. Par contre, je connais rien de la côte ouest, tu dois en être experte! 🙂

  3. #3 par Mariana le 13 juin 2009 - 9:26

    ë uma coisa, né. às vezes acho que a Bretanha é um pouco o « céu » no imaginário francês. As praias do sul sao « coisa de turista », o francês de verdade sonha com a Bretanha. Já ouvi dizer que os professores que podem scolhem ir trabalhar e se aposentar lá…
    Quanto ao clima… pior que o nosso é que nao é!

  4. #4 par Mariana le 13 juin 2009 - 9:31

    una cosita más… Oi Helena, acho que o fluxo rss do teu blog deve sim ter um probleminha… é o único blog que nao consigo abrir corretamente com meu akregator… por isso demoro para ver quando você escreve… é uma pena!

  5. #5 par Anne le 19 juin 2009 - 5:26

    Maintenant tu connais (par blog!) une demie bretonne de plus! Ma mère bretonne pur beurre, mais j’ai toujours vécu en Provence avant d’atterrir dans le nord!
    Tes photos ont des ciels bien trop bleus…Mais c’est vrai qu’il n’y a rien de plus beau que la Bretagne par beau temps ou sous la pluie quand il ne pleut pas tous les jours.

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