Je forçais mes jambes au maximum. Toutes les montées étaient décourageantes dès le premier coup d’oeil que je les jetais. Monter pour déscendre quelques pas après ? Insondable. Il y avait, quelque part, une raison dont l’explication je méconnaissais du tout. Tous les chemins conduisent à une montée et il n’était pas question de les éviter : la transpiration, les dos penchés, la tête au sol, le pas lourds. La voix qui enfonçait à coups de marteau : ça finit pas, ça finit pas, ça finit pas. Le défis vaincu, la promesse : ça a était ma dernière fois. En prenant compte de la situation, j’y revenais pour un autre tour. Encore des raisons incontournables me mettaient de nouveau aux itinéraires marqués par des escalades. Et voilà moi, un pied après l’autre, en train de suivre un destin affligeant, mais qui portait la promesse d’une arrivée tranquile, d’un sommet reposant, d’une nuit bien dormi. Jusqu’à demain.

Art sur mes pieds

